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Quel est le dosage optimal du cannabis selon les médecins ?

Relation dose-réponse atypique, microdoses, seuils individuels : ce que les médecins ont appris sur le dosage du cannabis à visée thérapeutique.

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Quel est le dosage optimal du cannabis selon les médecins ?

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Le dosage est un facteur clé, à la fois pour l’effet recherché et pour limiter les effets indésirables du cannabis. Quel est le dosage optimal du cannabis selon les médecins ? Les médecins qui prescrivent du cannabis à visée thérapeutique constatent depuis plusieurs années que son dosage, contrairement à celui de nombreux autres traitements, suit une logique atypique, ce qui explique pourquoi une formation médicale spécifique est généralement nécessaire pour le prescrire. Comprendre les grandes lignes de cette logique de dosage est utile, mais ne remplace en rien un encadrement médical : le cannabis à visée thérapeutique reste une substance active, avec des effets indésirables possibles, pas un produit de bien-être anodin à ajuster soi-même.

Comment les patients dosent-ils le cannabis ?

Les doses efficaces varient énormément d’un patient à l’autre : certains obtiennent un effet thérapeutique avec de très petites quantités de cannabinoïdes, quand d’autres, sous suivi médical, tolèrent des quantités bien plus élevées, un écart que notre convertisseur CBD aide à visualiser concrètement. Cette variabilité individuelle ne veut pas dire que doser fort est sans risque : elle explique surtout pourquoi le dosage doit être ajusté progressivement, avec un professionnel, plutôt que fixé à l’avance. Une étude de toxicologie ancienne, menée sur des singes, n’a pas identifié de dose mortelle de THC même à des niveaux très supérieurs aux doses cliniques humaines. Ce résultat est utile pour la recherche, mais il ne signifie pas qu’une dose élevée de cannabis est sans effet indésirable chez l’humain : les études animales sur la toxicité aiguë ne mesurent pas les effets cognitifs, psychiatriques ou d’interaction médicamenteuse qui, eux, sont bien documentés à dose élevée. Dans cette gamme large de doses de cannabis, on observe une relation atypique entre la dose et la réponse attendue. Pour la plupart des médicaments, une dose plus élevée se traduit par un effet thérapeutique plus fort et une probabilité plus élevée d’effets indésirables, une relation dose-réponse dite monophasique. Le cannabis ne suit pas exactement ce schéma. Pour la plupart des consommateurs qui augmentent progressivement la dose, au tout début, cela peut donner des résultats plus marqués. Cependant, au-delà d’un certain seuil, propre à chaque personne, l’augmentation du dosage peut entraîner des effets thérapeutiques moins marqués, tandis que les effets indésirables, eux, continuent d’augmenter. C’est une raison de plus pour ne pas chercher à « monter » les doses seul, sans validation médicale.

Moins signifie-t-il toujours plus ?

Les consommateurs qui continuent à augmenter les doses et à atteindre des niveaux vraiment élevés peuvent souvent récupérer les bénéfices perdus. Parfois, ils remarquent aussi des effets thérapeutiques supplémentaires qui n’étaient pas tirés à des quantités plus faibles. Bien entendu, les doses ultra-hautes sont beaucoup plus coûteuses et génèrent généralement plus d’effets secondaires indésirables. La plupart des patients ne prennent pas ce risque et prennent les doses les plus faibles qui leur conviennent. Dr. Sulak / Healer.com croit que : “Les bénéfices médicinaux du cannabis peuvent commencer à diminuer lorsque la dose est augmentée.”

Étude scientifique. Quel est le dosage optimal du cannabis selon les médecins ?

Pour de nombreux consommateurs de cannabis, cela signifie que moins est plus. Une étude portant sur des patients atteints de cancer, traités par ailleurs par des opioïdes puissants pour leur douleur, a comparé un groupe recevant un mélange de CBD et de THC à dose modérée à un groupe recevant une dose nettement plus élevée. Le groupe à dose modérée a obtenu un soulagement de la douleur supérieur au placebo, sans que la dose plus élevée fasse mieux : elle a surtout entraîné davantage d’effets secondaires indésirables, ce qui illustre bien que « plus fort » n’est pas toujours synonyme de « plus efficace » avec le cannabis. Le cannabis a la capacité de susciter une variété de réponses chez différentes personnes qui prennent des doses variables. Les effets du cannabis dépendent également de sa variété. Le système endocannabinoïde, dont on connaît aujourd’hui mieux les fonctions et les récepteurs, est une infrastructure physiologique sensible et très bien réglée, conçue pour maintenir l’équilibre au niveau cellulaire. Lorsque les récepteurs sont stimulés par de très fortes doses de cannabis, les cellules tirent les récepteurs vers l’intérieur. Là, ils se régénèrent ou meurent. C’est tout ce qu’il y a de plus simpliste. Ce que nous voulons mentionner ici, c’est que les niveaux de récepteurs cannabinoïdes réduisent les effets du cannabis. C’est notamment le cas lorsque le dosage est énormément augmenté. C’est ce qu’on appelle la “construction de la tolérance”. De nombreux consommateurs réguliers de cannabis en ont fait l’expérience.

Fenêtre thérapeutique

Le terme “fenêtre thérapeutique” décrit l’intervalle entre la dose efficace la plus faible et la dose qui provoque des effets secondaires intolérables. Les personnes qui ont peu ou pas d’expérience du cannabis ont tendance à avoir une fenêtre thérapeutique très étroite, alors que les utilisateurs réguliers ont une fenêtre thérapeutique plus large. Cela est dû au fait que les individus développent une tolérance aux effets du cannabis à doses égales. Dans la plupart des cas, le développement de la tolérance est également lié au fait que le corps réagit plus rapidement aux effets indésirables.

Les effets binaires du cannabis

Le cannabis a également la capacité de produire des effets opposés ou binaires chez différentes personnes après une variété de doses. Par exemple, les personnes anxieuses de nature prennent du cannabis spécifiquement pour se détendre et calmer leurs crises d’anxiété. À l’inverse, les personnes qui ne sont pas sujettes à l’anxiété et qui prennent la même dose peuvent soudainement commencer à ressentir de la peur, de l’inquiétude et même entraîner des troubles anxieux. La même dose de deux variétés de cannabis différentes peut avoir des effets complètement différents. Une souche peut vous stimuler, tandis qu’une autre peut favoriser l’endormissement. La combinaison du THC et du CBD peut entraîner des avantages encore plus importants. Dans le même temps, les effets indésirables peuvent également augmenter. D’autres ont également lu : CHANVRE ET CAFÉ - QUELS SONT LEURS EFFETS SUR L’ORGANISME ?

Surdose de cannabis et de marijuana

Il est intéressant de noter que les symptômes d’une overdose, peuvent être très similaires à ceux du cannabis. Il s’agit notamment de nausées, de vomissements, de diarrhées, de sueurs, de crampes, de tremblements des mains, d’anxiété, de crises de panique, de paranoïa et de troubles du sommeil. Une surdose extrême de cannabis peut entraîner des hallucinations, voire une psychose aiguë. Heureusement, tous ces symptômes ne se produisent généralement pas simultanément. Ils sont normalement résolus dans les 12 à 24 heures. Même si une surdose de cannabis peut donner à une personne l’impression de mourir, une telle expérience n’est pas toxique pour le corps et n’entraîne pas de dommages permanents. Des exceptions peuvent être faites pour les personnes souffrant de troubles cardiovasculaires ou psychiatriques.

Combinaison du CBD et du THC

Le CBD et le THC ont de nombreuses qualités thérapeutiques qui se recoupent, notamment le soulagement de la douleur, de l’anxiété, des crises et des nausées, bien que leurs mécanismes d’action soient différents. Lorsqu’ils sont combinés, le CBD et le THC peuvent renforcer leurs avantages respectifs, même si l’on peut se demander dans quelle mesure le CBD annule les effets du THC. En même temps, ils peuvent réduire l’apparition d’effets secondaires. Nous parlons également ici des effets psychoactifs ou déformants du THC. C’est une excellente nouvelle pour les consommateurs de cannabis qui le prennent à des fins de promotion de la santé. Ils veulent maintenir des performances optimales à la maison ou au travail. Des doses ultra-faibles de cannabis peuvent être extrêmement efficaces, parfois même plus que des doses extrêmement élevées. En ajoutant le CBD au THC, la fenêtre thérapeutique décrite ci-dessus devient encore plus large. Les consommateurs doivent toutefois savoir que la dose totale de cannabinoïdes nécessaire pour traiter un symptôme est toujours susceptible d’augmenter. Par exemple, dans une étude portant sur 177 patients souffrant de douleurs cancéreuses, un groupe a reçu du THC oral sous forme de spray. Tandis que l’autre groupe a reçu un mélange de THC et de CBD de la même manière. Le rapport approximatif était de 1:1. Les deux groupes ont reçu des doses progressivement plus élevées jusqu’à ce qu’ils ressentent un soulagement significatif. Le groupe prenant du THC s’est retrouvé avec une dose moyenne de 27 mg par jour. Alors que le groupe CBD + THC a utilisé environ 60 mg par jour. Le groupe CBD + THC a connu un plus grand soulagement de la douleur. De nombreux patients qui combinent le CBD et le THC obtiennent des bénéfices optimaux. Cependant, ils doivent aussi se préparer à devoir se procurer de plus grandes quantités de cannabis au fil du temps. Certains patients, sous suivi médical, utilisent des doses très élevées, de l’ordre de plusieurs centaines voire milliers de milligrammes par jour. Les consommateurs de THC doivent y arriver très progressivement, sous supervision, tant les effets indésirables (sédation, troubles cognitifs, anxiété) augmentent avec la dose. Le CBD seul est généralement mieux toléré à dose élevée que le THC, mais « mieux toléré » ne veut pas dire « sans risque » : somnolence et troubles digestifs restent possibles. À l’inverse, des doses très faibles peuvent parfois être tout aussi efficaces que des doses élevées, ce qui plaide pour commencer bas dans tous les cas. La plupart des gens sont surpris d’apprendre que les effets thérapeutiques du cannabis à prédominance de THC peuvent être obtenus à des doses inférieures à celles nécessaires pour obtenir un sentiment d’euphorie. Le microdosage de cannabis pour améliorer la santé et les performances gagne en popularité.

Le microdosage du cannabis : des bienfaits sans feux d’artifice

Les utilisateurs de microdoses rapportent une meilleure humeur, une réduction de l’anxiété, une résistance accrue au stress et une diminution de la douleur, avec moins d’effets indésirables qu’à dose plus élevée, sans que cela signifie une absence totale de risque. La plupart des consommateurs trouvent que la dose de 1 à 5 mg fonctionne bien pour cet usage. Des travaux préliminaires explorent même un effet cardioprotecteur, une piste de recherche intéressante mais encore loin d’être établie comme un bénéfice cliniquement prouvé.

Recommandations pour les consommateurs novices et expérimentés

Pour toute personne débutant un usage de cannabis à visée thérapeutique, la règle de base est de commencer par la dose la plus faible possible et de ne l’augmenter que très progressivement, avec le médecin ou le spécialiste qui suit le traitement. Des outils comme le site Healer.com ou notre quiz CBD peuvent aider à s’orienter, mais ils ne remplacent pas un avis médical, en particulier pour ajuster une dose à la hausse. Les personnes ayant développé une tolérance après un usage régulier ont parfois besoin de doses plus élevées pour un effet équivalent. Cela ne justifie en rien une auto-escalade de dose ou une « cure de désintoxication » menée seul dans le but d’augmenter ensuite sa consommation : toute modification substantielle de dosage, à la hausse comme à la baisse, doit être discutée avec le professionnel de santé qui encadre le traitement. Quant au mode de consommation, l’inhalation ou le fumage ne doivent pas être considérés comme un moyen « moins dangereux » d’augmenter une dose : au contraire, cette voie expose les poumons à des risques propres (irritation, toxicité de la combustion) qui s’ajoutent à ceux du cannabis lui-même. Le choix du mode d’administration, comme celui de la dose, se construit avec un professionnel de santé, pas en fonction de ce qui permettrait de consommer davantage. Sources :

  1. Thompson GR, et al. Toxicité orale et intraveineuse du Δ9-tétrahydrocannabinol chez les singes rhésus. Toxicologie et pharmacologie appliquée. 1974;27(3):648-665.
  2. Portenoy RK, et al. Nabiximols for opioid-treated cancer patients with poorly-controlled chronic pain : A randomized, placebo-controlled, graded-dose trial. Le journal de la douleur. 2012;13(5):438-449.
  3. Hsieh C, et al. Internalization and recycling of the CB1 cannabinoid receptor. Journal of Neurochemistry. 1999;73(2):493-501.
  4. Johnson JR, et al. “Multicenter, double-blind, randomized, placebo-controlled, parallel-group study of the efficacy, safety, and tolerability of THC : CBD extract and THC extract in patients with intractable cancer-related pain”. Journal of Pain and Symptom Management. 2010;39(2) : 167-179.
  5. Waldman M, et al. Une dose ultra-faible de tétrahydrocannabinol procure une cardioprotection. Pharmacologie biochimique. 2013;85(11):1626-1633.
  6. Johnson-Sasso CP, Kao D, Walker LA. Marijuana use and short-term outcomes in patients hospitalized for acute myocardial infarction. Journal de l’American College of Cardiology. 2016;67(13):569.
  7. Fernández-Ruiz J, Moro MA, Martínez-Orgado J. Cannabinoïdes dans les troubles neurodégénératifs et les accidents vasculaires cérébraux/traumatismes cérébraux : Des modèles précliniques aux applications cliniques. Neurothérapeutique. 2015;12(4):793-806.
  8. Nguyen BM, et al. Effect of marijuana use on outcomes in traumatic brain injury. Le chirurgien américain. 2014;80(10):979-983.
  9. Di Napoli M, et al. La consommation antérieure de cannabis est associée au résultat après une hémorragie intracérébrale. Maladies cérébrovasculaires. 2016;41(5-6):248-255.
  10. https://www.leafly.com/news/science-tech/what-is-the-endocannabinoid-system
  11. https://healer.com/programs/sensitization-protocol/

Quiz : Dosage optimal du cannabis

1/3

Quelle dose de CBD/THC a reduit la douleur chez les patients cancereux ?

LM

Lucas Morel

Naturopathe de formation et utilisateur de CBD depuis 2019, Lucas vulgarise le sujet à travers des guides pratiques et des outils gratuits sur Blunty.

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Cet article est publie a titre informatif et ne constitue pas un avis medical. Le CBD n'est pas un medicament. Consultez un professionnel de sante avant toute utilisation.