Aller au contenu principal
8 min de lecture

Cannabis médical en France : indications, ordonnance et accès en 2026

Cannabis médical en France : qui peut le prescrire, pour quelles pathologies, comment l'obtenir et où en est l'expérimentation française. Le cadre légal et pratique à jour.

8 min de lecture
Partager
Cannabis médical en France : indications, ordonnance et accès en 2026

3 questions pour tester vos connaissances

Saurez-vous repondre ? Le quiz vous attend en fin d'article

Bien que la marijuana médicale soit légalisée depuis quelques années, il n’est toujours pas considéré comme courant d’être traité avec cette substance. Cette substance n’est disponible que sur ordonnance. Il est notamment recommandé aux patients qui souffrent de différents types de cancer. Qu’est-ce que la marijuana médicale ? Pour quelles affections est-il utile et qui peut le prescrire ? Quelles sont ses propriétés ? Bien que la marijuana à des fins médicales soit déjà légalisée depuis plusieurs années, il s’agit toujours d’un traitement avec elle, qui n’est pas considéré comme quelque chose de courant. Cette substance n’est disponible que sur ordonnance. Il est notamment recommandé aux patients qui souffrent de différents types de cancer. Qu’est-ce que la marijuana médicale ? Pour quelles affections est-il utile et qui peut le prescrire ? Quelles sont ses propriétés ?

Qu’est-ce que la marijuana médicale ?

La marijuana médicale est extraite de deux espèces de cannabis. Le premier est la plante de cannabis et le second est la plante de cannabis. Les deux espèces diffèrent par leur teneur en substance psychoactive, le THC. Le chanvre à partir duquel la marijuana médicale est fabriquée est cultivé selon certaines normes strictes. Ils doivent être soumis à un contrôle de qualité détaillé. En outre, ils sont soumis aux règles internationales relatives aux médicaments à base de plantes. Vous devez savoir que les effets thérapeutiques les plus puissants de la marijuana médicale sont dus à deux phytocannabinoïdes. Le premier est le tétrahydrocannabinol, ou THC, et le second est le cannabidiol, ou CBD. Ces deux substances se lient à deux types de récepteurs des cellules nerveuses : CB1 et CB2. Les premiers récepteurs mentionnés ici se trouvent principalement dans le système nerveux et le tractus gastro-intestinal. Les récepteurs CB2, quant à eux, se trouvent principalement dans le système immunitaire, par exemple dans les amygdales.

Quelles sont les propriétés de la marijuana médicale ?

Le THC et le CBD dont nous avons parlé précédemment ont des effets positifs sur pratiquement tous les systèmes du corps humain. En tant que tels, leurs effets médicinaux peuvent être extrêmement larges. On sait aujourd’hui que la marijuana médicale présente les propriétés suivantes : anti-inflammatoire, analgésique, régénératrice des cellules nerveuses, anticonvulsivante, myorelaxante, anticancéreuse, stimulant l’appétit, anti-anxiété, antipsychotique, antioxydante. Tout cela le rend applicable au traitement de nombreux maux et maladies, y compris les maladies chroniques.

Pour quels maux la marijuana médicale est-elle utile ?

Les médecins prescrivent notamment de la marijuana médicale aux patients qui souffrent de polyarthrite rhumatoïde (PR). Ses effets efficaces sont confirmés par des études cliniques et de laboratoire dans le monde entier. La marijuana médicale réduit considérablement l’inflammation et la douleur. La marijuana médicale est également utile dans le traitement de la sclérose en plaques et l’huile de chanvre. Le THC est capable de réduire la spasticité musculaire, qui est très gênante pour les patients, et d’améliorer leur mobilité. En outre, la marijuana médicale réduit la douleur et a un effet protecteur sur le système nerveux central. La marijuana médicale est également facilement prescrite aux patients atteints de cancer. Il aide au traitement du cancer grâce à ses propriétés anti-radicalaires. Il est également important dans ce cas qu’il ait de fortes propriétés analgésiques. Les substances qu’il contient éliminent les cellules cancéreuses de la manière la plus naturelle et la plus bénéfique pour le patient. Un autre groupe de personnes qui peuvent bénéficier des effets de la marijuana médicale sont les patients atteints de diverses maladies neurologiques. Nous pouvons citer ici, entre autres : Alzheimer, Parkinson, démence, épilepsie, migraine. Il est également utile pour soulager le CBD face aux migraines et les douleurs neuropathiques. Le dernier groupe de patients qui devrait se tourner vers la marijuana médicale est celui des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Le THC et le CBD sont très utiles en cas de névrose, de dépression, de troubles anxieux ou de psychose.

Qui peut prescrire de la marijuana médicale ?

En fait, tout médecin qui est autorisé à rédiger des ordonnances “Rpw”. Il s’agit d’ordonnances pour des médicaments prêts à l’emploi qui contiennent des substances psychoactives légales. Malheureusement, dans la pratique, il arrive souvent que les médecins généralistes orientent leurs patients vers d’autres spécialistes. Parmi eux, on trouve le plus souvent : des anesthésistes, des psychiatres, des ophtalmologues, des neurologues, des oncologues. En fait, tous les spécialistes qui traitent les maladies mentionnées ci-dessus. Pour votre propre tranquillité d’esprit, il est bon de prendre une photo de votre ordonnance et d’avoir une facture nominative de la pharmacie pour prouver, en cas d’inspection, que la substance que vous prenez est légale. Vous pouvez acheter du CBD séché dans notre boutique, ce qui conviendra mieux aux personnes qui n’ont pas assez de budget pour un traitement mensuel à la marijuana médicale. Il est également recommandé aux patients souffrant de névroses, d’anxiété et aux personnes très stressées.

Cannabis médical en France : où en est l’expérimentation en 2026

La France n’a pas légalisé le cannabis médical au sens plein du terme. Elle a lancé en mars 2021 une expérimentation nationale, encadrée par l’ANSM, qui devait initialement durer deux ans et a été prolongée plusieurs fois, jusqu’en mars 2026 puis intégrée à un dispositif transitoire avant une éventuelle généralisation. Le bilan publié par l’ANSM en 2024 portait sur près de 3 000 patients suivis dans une centaine de structures de référence.

Les médicaments utilisés ne sont pas des cigarettes ni des fleurs à fumer : ce sont des préparations standardisées, fournies par les laboratoires Aurora et Tilray notamment, sous forme d’huiles sublinguales (dosées en mg/ml de THC et de CBD) et de fleurs séchées à inhaler en vaporisation (jamais en combustion). Les ratios THC:CBD vont de 1:20 (très peu psychoactif) à 1:0 (THC pur, indication oncologique).

Indications retenues par l’expérimentation française

Cinq pathologies seulement bénéficient de l’accès au cannabis médical dans le cadre actuel :

  1. Douleurs neuropathiques réfractaires aux traitements de référence (gabapentine, prégabaline, antidépresseurs tricycliques)
  2. Spasticité douloureuse de la sclérose en plaques, en complément ou substitut du Sativex® quand celui-ci n’est pas disponible
  3. Symptômes rebelles en oncologie : nausées résistantes aux antiémétiques classiques, anorexie-cachexie, douleurs persistantes
  4. Situations palliatives chez l’adulte, pour le confort de fin de vie
  5. Épilepsies pharmacorésistantes, particulièrement les syndromes de Dravet et de Lennox-Gastaut chez l’enfant

D’autres pathologies évoquées dans la littérature internationale (Parkinson, Alzheimer, fibromyalgie, troubles du sommeil chroniques, anxiété généralisée) ne sont pas couvertes par le dispositif français.

Qui peut prescrire le cannabis médical en France ?

L’accès est extrêmement balisé. Seuls peuvent initier une prescription les médecins exerçant dans une structure de référence agréée par l’ANSM, généralement un centre hospitalier ou un service spécialisé : algologie, neurologie, oncologie, soins palliatifs. La liste des centres est publique sur le site de l’ANSM.

Une fois l’initiation faite, le renouvellement peut être assuré par le médecin traitant, en lien avec le médecin référent, à condition que celui-ci soit formé via le module e-learning dédié de l’ANSM. La prescription se fait sur ordonnance sécurisée dématérialisée, transmise à l’une des 20 pharmacies hospitalières habilitées ou aux pharmacies de ville participant à l’expérimentation.

Coût, remboursement et accessibilité

Pendant la phase expérimentale, les médicaments à base de cannabis ont été fournis gratuitement par les laboratoires aux patients inclus. La généralisation envisagée s’accompagnera d’une décision de l’Assurance Maladie sur le remboursement, à partir de l’évaluation du rapport bénéfice/risque par la HAS. Le coût mensuel hors remboursement, à titre indicatif sur les marchés européens où le produit est commercialisé, oscille entre 150 et 600 € selon la dose et la formulation.

L’accessibilité géographique reste un point faible : certaines régions n’ont aucune structure de référence, ce qui impose des déplacements de plusieurs heures pour l’initiation. C’est l’une des critiques récurrentes adressées au dispositif par les associations de patients.

Différence avec le CBD vendu librement

Confusion fréquente : le CBD légal en vente libre (huiles, fleurs, cosmétiques contenant moins de 0,3 % de THC) n’est pas du cannabis médical. Ce sont deux régimes distincts :

CritèreCBD en vente libreCannabis médical
StatutComplément bien-êtreMédicament expérimental
THC< 0,3 %Jusqu’à 30 % selon indication
PrescriptionAucuneOrdonnance sécurisée obligatoire
DélivranceBoutique, pharmacie, internetPharmacie hospitalière ou agréée
Indications validéesAucune (allégations interdites)5 pathologies listées par l’ANSM
Effet psychoactifNonOui (selon la formulation)
Test de dépistageRisque indirect (traces THC)Positif au test salivaire et urinaire
Conduite automobileNon interdite (somnolence possible)Interdite pendant le traitement

Cette distinction est cruciale : un patient n’obtiendra jamais de cannabis médical en s’autoprescrivant un produit CBD du commerce, et un médecin généraliste ne peut pas prescrire une fleur de cannabis hors du cadre expérimental.

Effets indésirables et précautions

Les effets indésirables documentés dépendent surtout de la teneur en THC :

  • Somnolence, vertiges, sécheresse buccale, tachycardie (effets THC classiques)
  • Troubles cognitifs réversibles (mémoire à court terme, attention)
  • Anxiété ou paranoïa chez les sujets prédisposés
  • Risque psychiatrique en cas d’antécédents personnels ou familiaux de psychose : c’est une contre-indication relative majeure

Pour les patients sous d’autres médicaments, le CBD inhibe certaines enzymes hépatiques (CYP3A4, CYP2C19) et peut modifier la concentration plasmatique d’anticoagulants, d’antiépileptiques ou d’antidépresseurs. Un ajustement de posologie est parfois nécessaire.

Vers une généralisation après 2026 ?

Le calendrier politique reste incertain. Le rapport de l’ANSM de 2024 a conclu à un rapport bénéfice/risque favorable pour les cinq indications retenues, ouvrant la voie à une généralisation sous forme d’autorisation d’accès précoce ou de mise sur le marché classique. La HAS devra trancher la question du remboursement, et l’Assurance Maladie celle du tarif. Plusieurs syndicats médicaux plaident pour une élargissement progressif des indications (anxiété chronique, troubles du sommeil sévères), tandis que d’autres voix appellent à la prudence face au risque d’usage détourné.

FAQ : cannabis médical en France

Mon médecin traitant peut-il me prescrire du cannabis médical ? Pas l’initiation. Seuls les médecins des structures de référence agréées peuvent initier la prescription. Le médecin traitant peut renouveler, sous certaines conditions.

Le cannabis médical est-il remboursé ? Pendant la phase expérimentale, il est gratuit. Après généralisation, la HAS et l’Assurance Maladie statueront. Le calendrier n’est pas encore fixé.

Peut-on conduire sous traitement par cannabis médical ? Non. Le THC reste un stupéfiant pour le Code de la route, même prescrit, et la question de conduire sous CBD et sa légalité se pose dans les mêmes termes. La conduite est interdite pendant le traitement.

Quelle différence avec le Sativex® ? Le Sativex® est un médicament THC:CBD (1:1) en spray buccal, autorisé en Europe pour la SEP mais peu diffusé en France. Le cannabis médical de l’expérimentation propose des préparations plus variées (huiles, fleurs vaporisées) avec des ratios THC:CBD ajustables.

Que faire si aucune structure de référence n’existe dans ma région ? Contacter le centre le plus proche pour l’initiation, puis demander un suivi conjoint avec le médecin traitant pour les renouvellements. Plusieurs associations de patients tiennent à jour une carte des centres disponibles.

Quiz : Cannabis médical en France

1/3

La France a-t-elle un programme de cannabis médical ?

LM

Lucas Morel

Naturopathe de formation et utilisateur de CBD depuis 2019, Lucas vulgarise le sujet à travers des guides pratiques et des outils gratuits sur Blunty.

En savoir plus

Cet article est publie a titre informatif et ne constitue pas un avis medical. Le CBD n'est pas un medicament. Consultez un professionnel de sante avant toute utilisation.